Souveraineté sous-marine : pourquoi la protection des câbles sous-marins est le nouveau front de bataille
D'après un récent article de Reuters, des responsables occidentaux révèlent que la Russie développe des stratégies visant à déployer des drones navals camouflés dans des zones stratégiques au large des côtes norvégiennes. L'objectif présumé serait de cibler des navires militaires et civils et de perturber les infrastructures nationales critiques, notamment le câble sous-marin desservant l'archipel norvégien du Svalbard. Bien que la Russie ait nié ces allégations, ces activités signalées ont accru les inquiétudes des alliés de l'OTAN quant à la sécurité et à la résilience des infrastructures sous-marines.
Bien que d'un diamètre comparable à celui d'un tuyau d'arrosage, ces câbles transportent d'importantes quantités de données téléchargées depuis la station terrestre de satellites SvalSat, située jusqu'à 2 700 mètres de profondeur. Selon les analystes du renseignement, la destruction de ces câbles sous-marins constituerait un objectif central de toute tentative russe de mettre à l'épreuve l'article 5 du traité de défense mutuelle de l'OTAN.
Cet incident illustre un défi qui se construit depuis des années. Les câbles de télécommunications sous-marins et les gazoducs constituent l'épine dorsale de l'économie moderne, transportant plus de 95 % du trafic internet mondial, récemment qualifié par Forbes de « point faible pour la sécurité nationale ». Or, depuis la Guerre froide, la protection de ces infrastructures se trouve dans une position délicate, à la croisée des secteurs de la défense et de l'énergie, aucun des deux n'en étant le seul maître...
Article mis en ligne le 7 octobre sur le site Burges-Salmon. - Lire l'article